Achille était catcheur, une force de la nature, une montagne de muscles, de muscles et de tendons. Il avait sur le torse, en guise d'encollure, une guirlande tatouée avec les lettres d'un prénom. Nul ne savait de qui il pouvait bien s'agir. Personne non jamais, n'abbordait le sujet, car tout le monde savait, qu'il n'y avait rien de pire, pour énerver Achille que de relooker son collier. Les femmes se battaient, devant sa caravane, à celle qui aurait, les faveurs d'une nuit. A celle qui saurait, user de tant de charme, pour percer son secret, une fois endormi. Mais Achille était fort, il en prenait des louches des ces esmeraldas prétentieuses en fait, qui finissaient la nuit, empaquée sous sa couche, le corps fourbu l'anus brulant et le sourire nié. Elles rêvaient chacunes d'être cette éphitaphe, gravée sur le colosse qui ne les regardait pas. Il écoutait Mozart quand ces furies en mars se ruaient gueules ouvertes, on l'appelons papa. Achille est mort hier et j'ai ouvert la lettre, qu'il m'avait adressée en tant que croc-mort : " je n'ai nuls descendants et rien à dire au prêtre, rien à dire à ces femmes qui vont pleurer ma mort. madame qui me verrait sous la moindre coutume, vous qui allez déchifrer, ce que toute ma vie, mes maîtresses ne surent,j'en appelle au secret de votre profession. veuillez garder pour vous, ce que vous allez lire, je serais au regret, si vous ne le fesiez, de venir avec soins, hanter vos nuits à venir: soyez muette comme ma tombe, et je vous laisserais en paix." Les hommes et les donzelles, viennent me visiter dans la petite cabane à l'entrée du cimetière. Elles essaient de me tirer, tirer les vers du nez je leur accorde alors des confidences particulières. Si vous lisez ce texte, je suis vraiment désolée, je sais effectivement ce que disait le tatouage. Mais je me garderai bien de révéler, la vraie sexualité du défunt personnage.